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Maman dit qu'il fait noir dehors c'est pas vrai il y a plein de couleurs !!
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C'est comme une porte ouverte sur moi même. Mon reflet dans cette flaque d'eau qui me renvoi toujours la même image de moi. Un frisson ultime qui s'empare de mon corp. Un manteau de chaleur qui m'enveloppe tout entier, une couverture chaude au plus profond. C'était ça, tout ce dont il me fallait dans l'instant, un réconfort comme un souffle divin qui souffle dans mon esprit. Tout est finit maintenant. Les mots ne viennent plus , les pensées ne suivent plus, juste toi...
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The Vagabond
Un ange blond. Un être qui tombe du ciel. Une ombre perçante sur mon front. Une lueure dans ma vie, un bouffé d'espoir, un semblant de chaleur humaine. Je ne sais trop comment elle est apparue, je ne sais trop pourquoi elle m'est apparue. Je n'ai rien vu venir. C'était un jour normal, un jour couleur d'hiver. Des pavés glissants, des ruelles qui n'en finissent plus. Epaule contre épaule, regard empoignés, frissons dans le corp.
C'était byzarre. Une sensation inconnue, un déjà vu intimidant. C'est vrai que je n'y croyait pas, tout comme je ne croyais pas en moi. C'était comme une petite lueure au fond d'un puit. Des peurs tellement vaines, des regards cachés, des regards bessés comme pour ne pas voir cette réalité. Aussitôt rentré j'ai couché mes émotions sur le papier. Un crayon qui traine sur le bureau, un carnet chiffoné, arraché, vieilli par l'usure morale. Je déblaterais ma douleur de n'avoir rien fait pour la garder. La garder juste un moment, un moment de plus avec elle, un moment de plus où j'aurais pu lui dire à quels points...
Mes mots maintenants ne servent plus à grand chose. Amuseur de galerie, clown de cirque. Une bête en cage que l'on expose aux yeux de tous, au yeux d'Elle. Une fureur, une rage de désespoir, tout ce vent dans ma bouche, tout ces Riens dans mes gestes, tout ce vide dans mon âme. J'étais sensible, surement un peu trop. Tant de larmes qui ont coulées sans vraiment de raisons, tant de mots qui ne servaient à rien. Tout celà m'a peut être guérit, guérit de ma maladie, ma maladie de trop aimer. Alors je repense quelque fois à avant. Avant quand elle n'était pas là, avant quand elle était là et avant quand elle ne sera plus là. J'aime à imaginer cette vie que j'ai toujours aimé, cette vie que j'ai toujours rêvé. Une vie imaginaire, une vie dans laquelle rien ne serait comme après.
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If You Go
Dors mon enfant, dors. Ne vois tu pas le dehors. Ne t'occupe pas d'eux, vis ta vie comme tu le sens. Il est des jours comme ça où tu sera triste, alors quand se sera le cas pense à la plus belle chose qu'il soit sur Terre, Elle. Ton chagrin, tes larmes sur tes joues mon enfant. Ton petit souffle, ton petit coeur blessé. Tu apprendra beaucoup en grandissant, on te dira de te taire mais ne les écoute pas trop. Cours mon enfant, cours aussi loin que tu peux. Echappe toi de ce monde sans fin. Laisse toi glisser vers le ciel, laisse toi emporter par tes rêves. Tu apprendra au fil des jours qu'il existe de grandes souffrances ici bas mais aussi des joies profondes. Nourris toi de cette Terre, abreuve toi de tes pensées. Rêve ta vie, mais n'oublis surtout pas de vivre tes rêves.Pour finir mon enfant, je t'aime.
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Qu'en reste-t-il?
Je suis tombé amoureux d"elle comme on tombe d'une chaise. Elle m'a parlé, elle m'a souris, elle m'a conquis. Un simple regard, une pause sensible, une étoile qui brille dans ses yeux. Quelques mots échangés, quelques paroles en l'air. J'étais sur le point de partir, elle était sur le point de me suivre. Je ne l'avais jamais remarqué, on ne s'était jamais croisés.
Une simple coincidence. Une bousculade en pleine rue, et tout commence, là... j'aimais cete idée, ce hasard cosmique. Quelques fois j'avoue j'en ai rêvé. Sur des chemins de graviers, dans mes rêves les plus lointains, je l'ai souvent espéré. Un souffe, une brise dans son cou. Un fantôme qui joue son rôle. Ses souvenirs de petite fille, ses rêves d'un garçon qui lui ferait découvrir la vie.
Maintenant ma vie est morcelée, des bouts de ça, des morceaux d'espoirs. Un puzzle inachevé, une vie qui n'aurai pas bouclé son tour. La mienne est là, elle attend son tour, son tour de vivre, son tour de découvrir son monde. C'est comme un vieille ours en peluche que l'on aurait mis au placard un temps, puis un jour sans raison particulière on le ressort de sa prison pour lui redonner vie. Ma vie c'est comme ça ...
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Sur cette étendue rocailleuse je me suis allongé. Pas un bruit, pas un mot dans ma tête. Le vide total. Un orage qui gronde au loin, des gouttes qui tombent sur mon visage. Des larmes d'amour. Je ne ressens plus rien. Un engourdissement, une sufocation s'installe. J'ai cette étrange impression de controler tout ce qui m'entoure. Des bruits se font entendre, ceux du ciel.
Des nuages qui m'engloutissent, un tonnerre grandissant. Les éléments se déchainent tout autours de moi. Je suis seul, loin de tout, loin de ma vie, loin de la leur. Pourtant quelque chose me dit que je ne suis pas seul ici. Des regards qui me fixent, des murmures au loin. Cette sagesse qui me porte jusqu'ici, ce courage en dedans. Je ne suis plus celui que j'étais. J'aimerais tant qu'elle soit avec moi, celle que j'attends depuis trop longtemps. Ses souflles sur mon visage, ses murmures qui me caressent l'esprit. Une divine créature.
Je me laisse bercer par mes pensées. Je ne me rends pas compte de ce qui arrive. Sur ce long chemin je marche. Des scènes,toujours les même, toujours cette impression de déjà vu. Je n'ai jamais trop su ce qui m'était arrivé, peut être ne le saurais-je jamais. Cette quète inachevée, ce besoin de tout savoir. Mon destin, mon passé. Mes souvenirs en moi, ceux que je ne me rappel plus. Un jour tout ça finira, tout ça s'envolera au loin, porté aux grès des vents.
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C’est comme une bougie sur le bord de la route. Une croix blanche plantée dans le sol pour marquer la souffrance. Une petite flamme, porteuse d’espoir. Je l’ai vu au loin, comme une apparition sous mes yeux. Une vie sacrifiée sur l’autel de l’humanité. Ils me manquent tous. Tous ceux que j’aime tant. Loin des yeux, loin du cœur. Souvent je pleure, je pleure pour essayer d’oublier que je suis seul. Qu’est-ce que je peux bien faire ici ? Je me pose souvent cette question, est-ce vraiment la peine ? Maintenant il faut faire place aux doutes, aux incompréhensions. Ma détresse est toujours là, je ne peux la faire sortir de moi. Pourquoi tant de tristesse m’entoure ? On se dit grand en nous même, mais au plus profond de sois une âme d’enfant persiste, on ne saurait la faire s’échapper.
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Quelques grains de poussière
Quelle est cette relation qui nous unit ? Quel est ce flou dans ma tête ? est-ce que je pars ? est-ce que c'est maintenant ? est-ce que c'est comme ça ? Je crois que c'est la fin. Des gens tout autours de lui, tournoyants comme le vent, des feuilles qui s'envolent au loin, des fleurs qui se fannent. C'était un vendredi, il ne s'y attendait pas je crois.
Ils viennent le chercher maintenant, un dernier regard vers eux. Des paroles pour dire sa vie, des mots pour ne pas pleurer, des larmes en guise de cadeaux. Maintenant il est de plus en plus faible. Des regards fixés, des mots qui résonnent dans la pièce. Jamais il n'aura hésité. Un sourire au coin des lèvres, il s'éloigne de plus en plus. Il voit des choses que jamais nous ne verrons. Des flash-backs lui reviennent, des hallucinations. Maintenant il est calme. Seul dans cette pièce, sans sons fils. Il l'aura aimé, il ne lui aura jamais montré. Il est trop tard maintenant, on ne peut plus faire marche arrière, son destin est tracé, rien ne pourra le faire dévier. Quelques regrets, seulement.
Un air de cornemuse pour lui dire au revoir. Des cendres dispercées au quatres coins de la Terre, le vent sera son guide désormais. Il ne l'a pas voulu bien sûr. Quelque pars sur la Terre un petit bout de lui maintenant. Un jour sûrement je le reverrais. Alors il me prendra la main, et il m'emmènera loin d'ici...au son d'une cornemuse.
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